jeudi 24 octobre 2013

Dossier complet-Les perturbateurs endocriniens




Perturbateur endocriniens ici sur wikipedia

(NOTE: Certain de la (CABALE?)  désir restreindre les naissance nous contrôler et nous supprimer )

Lingettes et laits de toilette

Ne jouez plus avec la peau de bébé !


Au vu des résultats accablants de son test labo sur les lingettes et laits de toilettes utilisés pour les bébés(1), l’UFC-Que Choisir presse les autorités européennes de renforcer le cadre réglementaire et, dans cette attente, exige des fabricants qu’ils mettent un terme à leur pratique irresponsable en retirant (enfin !) les nombreuses substances dangereuses trouvées dans leurs produits.

Comment ne pas s’indigner que des fabricants saturent leurs produits de molécules allergisantes, d’antibactériens ou d’antioxydants, toxiques voir perturbateurs endocriniens, surtout lorsque ceux-ci sont destinés à un public particulièrement vulnérable : nos bébés ? En effet, notre dernier test souligne l’omniprésence de ces composés dans 26 lingettes et 6 laits de toilette grand public.

- 94% des produits testés potentiellement nocifs : Des allergènes ont été retrouvés en quantités significatives dans 12 lingettes et 2 laits de toilettes, avec un record pour les lingettes ‘Eco de Naty’ qui en contiennent 700 fois plus que les concurrents les moins chargés ! Le phénoxyéthanol, un conservateur aux effets toxiques pour le foie et suspectés pour le système reproducteur et le développement, est présent dans pas moins de 14 lingettes (par ex. Mixa, Pampers, Carrefour Baby …) et 3 laits de toilette (par ex. Mixa Bébé). Enfin, 6 lingettes (par ex. Carrefour Baby, Top Budget-Intermarché …) contiennent des parabènes à longue chaîne, conservateurs suspectés d’être des perturbateurs endocriniens interférant avec le système hormonal. Au final, seuls deux produits sur 34 sont exempts des substances recherchées(2) : les lingettes ‘Natural caresse’ de ‘Bébé Cadum’ et le lait de toilette ‘Natessance’.

(regardez bien le verso de vos ticket de caisse)


- Une utilisation induisant une surexposition aux risques : Les lingettes utilisées pour nettoyer les bébés cumulent les facteurs de risque : elles sont appliquées plusieurs fois par jour sur une peau de bébé souvent irritée. Pire, l’absence de rinçage après application a pour effet de prolonger le temps de pénétration. Enfin, les substances contenues risquent d’être d’autant plus nocives que certaines d’entre elles, suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, pourraient agir aux stades précoces du développement de l’enfant.

- Une réglementation qui s’assoit sur le principe de précaution : Compte tenu de ces risques, les experts ont demandé que des limites plus strictes soient appliquées pour les produits destinés aux bébés. S’agissant par exemple du phénoxyéthanol, les experts français(3) recommandent de limiter à 0,4% la concentration dans les produits pour les moins de trois ans et surtout de le bannir dans les produits destinés au siège. Or, si la moitié des produits testés contiennent ce composé à risque, un quart en renferment plus de 0,4%, avec un record de 0,9% pour les lingettes ‘Klorane’(4) . Cette concentration est rendue possible par le laxisme de la réglementation européenne. En effet, ignorant les avis d’experts, celle-ci fixe une valeur maximale à 1% quel que soit l’usage !

- Des étiquetages faussement rassurants : les résultats de nos tests sont d’autant plus alarmants que, dans la jungle des produits en rayon, les parents ne peuvent se fier aux mentions et accroches faussement rassurantes. Ainsi, les mentions du type «hypoallergénique» ou «Testé sous contrôle dermatologique» dont s’affublent les lingettes de ‘Leclerc’ ou ‘Pampers’ sont d’autant plus mal venues qu’elles recèlent des quantités significatives d’allergènes.

Au vu de ces inquiétants résultats, l’UFC-Que Choisir :
  • Invite les parents à réfléchir à deux fois avant de recourir à ces facilités cosmétiques plutôt qu’à la solution la plus sûre : à l’eau et au savon rincé,
  • Presse la Commission européenne de renforcer la réglementation pour les produits destinés aux jeunes enfants, et notamment de rendre obligatoires les recommandations exprimées par les experts.
  • Exige des fabricants qu’ils éliminent ces composés, ce qui est parfaitement possible au vu des deux produits testés qui en sont exempts.

(1) Résultats complets du test réalisé sur 27 lingettes et 7 laits de toilette, dans le Que Choisir n°519 de novembre
(2) Substances recherchées dans le test : propyl et butylparaben, phenoxyethanol, methylisothiazolinone et methylchloroisothiazolinone, ainsi que les vingt-six molécules allergènes dont l’étiquetage est obligatoire selon la réglementation européenne dès 10 ppm (mg/kg) dans les produits non rincés.
(3) Recommandation de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (mai 2012) http://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/0b46fedc079e8bb174a40b7b6f16d04c.pdf
(4) Un produit remplaçant (exempt de phénoxyéthanol) devrait être commercialisé sous peu. Information du fabricant.



(accès abonnés)
→ Enquête Que Choisir : Perturbateurs endocriniens

Source : quechoisir.org

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Perturbateurs endocriniens et risques de cancer



Messages clés
  • Les perturbateurs endocriniens (PE) sont « des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants ».
     
  • Les sources d’exposition de la population générale aux PE sont principalement l’eau et l’alimentation, mais aussi l’air et certains produits industriels (médicaments, cosmétiques, produits phytosanitaires,…).
     
  • L’estimation des effets des PE sur la santé humaine est rendue très difficile en raison de nombreuses interrogations sur leurs mécanismes d’action, la multiplicité des substances concernées et des voies d’exposition, l’exposition à de faibles doses, dans la durée ou à des périodes critiques du développement (gestation, lactation, puberté, par exemple).
     
  • Le rôle de plusieurs substances PE est à ce jour suspecté dans l’apparition de cancers hormonaux-dépendants (cancer du sein, de l’utérus, de la prostate et des testicules), mais les données actuellement disponibles ne permettent pas de confirmer ce lien.
     
  • Trois substances PE sont classées 1 par le CIRC : le diéthylstilbestrol (distilbène), le benzo(a)pyrène, et la dioxine dite Sévéso (2, 3, 7, 8 TCDD).



Informations complémentaires

  • Les perturbateurs endocriniens: définition et problématique
  • Les perturbateurs endocriniens dans l'environnement
  • Expositions aux perturbateurs endocriniens
  • Perturbateurs endocriniens et cancer
  • Difficultés méthodologiques pour l'évaluation de l'exposition aux perturbateurs endocriniens et leurs effets sur la santé humaine
  • Recherche et surveillance
     
Les perturbateurs endocriniens : définition et problématique
Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme. Elles peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et induire des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses descendants (OMS, 2002).
Ces substances peuvent interférer avec « la production, la sécrétion, le transport, le métabolisme, la liaison, l’action ou l’élimination des hormones naturelles » (Multigner, 2007).
Les PE peuvent agir de différentes façons :
  • en imitant l’action d’une hormone naturelle ;
  • en se fixant sur les récepteurs des hormones naturelles ;
  • en gênant ou en bloquant le mécanisme de production ou de régulation des hormones ou des récepteurs, modifiant ainsi les concentrations d’hormones présentes dans l’organisme.
Certains PE sont des composés solubles dans les corps gras (lipophiles), c’est-à-dire qu’ils se fixent sur le tissu adipeux, et peuvent facilement s’accumuler dans les graisses de différentes espèces et ainsi contaminer une grande partie de la chaîne alimentaire. Ainsi, on les dose dans le sang, le tissu adipeux, le lait maternel, le liquide amniotique, le sang du cordon ou les urines.

Des études in-vitro ont contribué à mettre en évidence l’existence d’interaction entre ces composés et des récepteurs hormonaux et à comprendre certains de leurs mécanismes d’action. Les effets des PE sur la santé humaine sont sujets à controverse, notamment leur effet à faible dose. Néanmoins un certain nombre d’affections sont aujourd’hui suspectées d’être la conséquence d’exposition aux perturbateurs endocriniens : baisse de la qualité du sperme, augmentation de la fréquence d’anomalies du développement du tractus génital, de la fonction de reproduction. Le rôle des PE est aussi suspecté pour les cancers dont le développement est influencé par des mécanismes hormonaux (cancers hormono-dépendants).

Note : Cette fiche est une introduction générale à la problématique des perturbateurs endocriniens et leur relation avec le risque de cancer. Des fiches spécifiques à des substances perturbatrices endocriniennes particulières seront publiées sur la base des connaissances disponibles.

Les perturbateurs endocriniens dans l’environnement
On distingue :
  • les substances produites intentionnellement pour leur effet hormonal (hormones de synthèse). C’est le cas par exemple des contraceptifs ou des molécules utilisées dans le traitement de la stérilité ;
  • les substances chimiques de synthèse fabriquées avec des objectifs variés, sans que l’effet sur le système hormonal ait été recherché. C’est le cas des pesticides organochlorés, des herbicides, de certains plastifiants (bisphénol A, certains phtalates), des dioxines ou apparentés (polychhlorobyphényles, PCB), des hydocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des retardateurs de flamme, etc.
  • les composés naturels comme les phyto-estrogènes présents dans une grande variété de plantes (génistéine de soja, mycotoxine présente dans les silos à céréales (la zéaralénone), etc).
En 2001, la commission des communautés européennes citait au moins 124 substances suspectes prioritaires (CCE, 2001), et la liste des substances à effet PE ne cesse de s’agrandir (Inserm/Afsset). Le tableau ci-dessous présente quelques exemples de substances à effet PE et leurs sources.
Exemples de familles de molécules à effet perturbateur endocrinien et leurs sources potentielles
Famille chimique
Sources potentielles
Exemples
Phtalates
 Plastiques, cosmétiques
 Dibutyl phtalate
Alkylphénols
 Détergents, plastiques, pesticides
 Nonylphenol
Hydrocarbures aromatiques polycycliques
 Sources de combustion: fumée de cigarette, émission des moteurs diesels, incendies
 Benzo(a)pyrène 
 Polychlorobiphényls
 Transformateurs électriques
 PCB, Arochlor

 Anciens pesticides
 Résiduels de stockage, pollution rémanente
 DDT, Dieldrine, Chlordane

 Autres pesticides
 Agriculture, nettoyages urbains, jardins particuliers
 Atrazine, Ethylène thiourée, Heptachlor, Lindane, Malathion

 Retardateurs de flamme
 Mousses pour les mobiliers, tapis, équipements électroniques
 Polybromodiphényles (PBDE)

 Dérivés phénoliques
 Désinfectants, plastiques, cosmétiques
 Bisphénols A, Parabens, Halogéno-phénols

Source : Expertise collective AFSSET INSERM, 2008: Cancer et environnement.

Expositions aux perturbateurs endocriniens
En population générale, l’eau et l’alimentation (migration de substances depuis l’emballage, contamination des sols de cultures, résidus hormonaux dans la viande), mais également l’air et les cosmétiques, sont les principales sources d’exposition aux PE (Afsset, 2006; Inserm, 2008). Cependant, en dehors des accidents (explosion d’une usine de pesticides à Sévéso, par exemple), l’exposition aux PE de la population générale concerne de faibles doses de façon continue.

En milieu professionnel, les expositions sont, comme en population générale, le plus souvent multiples, mais à des doses plus importantes que dans la population générale (INRS, 2002). Plusieurs secteurs professionnels sont concernés, tant au niveau de la production que de l’utilisation : agriculture (manipulation de pesticides), industries pharmaceutiques (production d’hormones) et chimique (fabrication des pesticides, matières plastiques), etc.

Perturbateurs endocriniens et cancer
Plusieurs études ont été publiées concernant des effets potentiels des PE sur la santé humaine : diminution de la qualité du sperme, fréquence accrue de certaines anomalies du développement du tractus génital, augmentation de l’incidence de certaines pathologies hormono-dépendantes.
En population générale
Certaines substances PE sont connues pour leurs effets avérés ou suspectés dans l’apparition de cancers hormono-dépendants (sein, utérus, prostate, testicules) :
  • Le diéthylstilbestrol (Distilbène ou DES) a été prescrit dans les années 1950-1960 pour éviter les avortements spontanés. Il a été interdit en en France en 1977 suite à la découverte d’un lien dans les années 70 entre l’administration de DES à des femmes enceintes et la survenue de cancers du vagin, du sein (Palmer, 2008) et de l’utérus chez les filles des mères traitées (Ouvrage DES trois générations, 2010).
     
  • Le chlordécone est un insecticide organochloré autrefois utilisé dans les bananeraies. Il contamine les sols, les eaux, et certains aliments d’origine végétale ou animale où il a été utilisé (notamment en Guadeloupe et en Martinique). Le chlordécone est classé cancérogène possible pour l’homme (groupe 2B) par le CIRC. De récentes études montrent une relation entre exposition au chlordécone et la survenue du cancer de la prostate (Quénel, 2011), mais le lien de causalité reste encore à établir.
     
  • Suite à l’explosion de l’usine de pesticides ICMESA de Sévéso en Italie, l’effet de l’exposition aux dioxines dans l’apparition de cancers a été étudié. La dioxine libérée lors de cet accident (dite dioxine de Sévéso), la 2,3,7,8 TCDD, est classée cancérogène certain (groupe 1) pour l’homme par le CIRC. Une relation significative a été mise en évidence entre l’exposition aux anciens incinérateurs d’ordures ménagères et le risque de cancer : on observe une augmentation de la fréquence globale de cancers chez la femme (= tous types de cancers), et en particulier de cancer du sein et les lymphomes malin non hodgkiniens ; les résultats montrent également un excès de risque de myélome multiple chez les hommes (Dauniau, 2009). Il convient cependant de rappeler que l’exposition à de fortes doses de la dioxine de Sévéso représente une situation exceptionnelle puisqu’elle résulte d’un accident. Depuis 2005, les incinérateurs sont soumis à une directive qui prévoit des mesures strictes pour traiter leurs fumées.
     
  • Le rôle des phtalates est également controversé dans la survenue de cancers, notamment tumeurs du foie ou testiculaires (Afsset, Inserm 2008). On les trouve dans pratiquement tous les articles en PVC, donc de nombreux produits du quotidien (ballons, nappes, rideaux de douche, anneaux de dentition, colles, etc.).
     
En population professionnelle
Relativement peu de publications concernent spécifiquement les effets éventuels des PE chez les travailleurs exposés.
Des études se sont intéressées au lien entre exposition professionnelle aux pesticides et apparition de cancers hormono-dépendants chez les agriculteurs (prostate, testicule, sein, ovaire). Bien que les résultats soient souvent divergents, certaines études tendent à montrer une plus forte incidence de cancers hormono-dépendants chez les agriculteurs ou agricultrices utilisateurs de pesticides (Alavanja, 2005; Buranatrevedh, 2001; Ibarluzea, 2004). Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour clarifier le rôle de chacune des molécules potentiellement responsables (certains organochlorés, triazine) dans l’apparition de ces cancers, cette identification n’ayant pas été effectuée lors des recherches précédentes (INRS, 2002).

Difficultés méthodologiques pour l’évaluation de l’exposition aux perturbateurs endocriniens et de leurs effets sur la santé humaine
L’évaluation de l’exposition aux PE et leur impact sur la santé humaine fait face à plusieurs difficultés méthodologiques, qui contribuent à expliquer l’origine de certaines controverses au sujet des PE :
  • les faibles doses : en dehors des expositions à forte dose (distilbène, accidents comme celui de Sévéso, ou expositions professionnelles), l’exposition aux PE existe à très faibles doses pour la population générale, ce qui rend l’estimation de l’exposition complexe (Gérin, 2003). En revanche, en raison du phénomène de bioaccumulation subi par certaines substances perturbatrices endocriniennes, on peut les retrouver à des taux non négligeables dans l’organisme, et notamment dans les graisses.
     
  • la nature chronique de l’exposition : les PE sont présents dans plusieurs compartiments de l’environnement (air, eau, sol) ; l’organisme est exposé chaque jour durant toute la vie à ces contaminants, par inhalation, ingestion, ou contact. C’est donc un effet à long terme qu’il faut tenter d’évaluer.
     
  • L’effet « cocktail » : il existe une multiplicité de molécules perturbatrices endocriniennes et les effets biologiques de ces substances peuvent interagir entre eux. Une même substance peut avoir des effets multiples voire interdépendants. C’est le cas par exemple des molécules à la fois classées mutagènes et perturbatrices endocriniennes (Inserm, 2008).
L’interprétation des données relatives à l’évaluation des risques sanitaires ou environnementaux concernant les PE est complexe et il est indispensable de prendre en compte les effets à long terme de mélanges de polluants détectés à des concentrations faibles.

Recherche et surveillance
En France, en Europe et dans le monde, l’évaluation des risques liés aux PE est devenue une priorité.

Plusieurs programmes de recherche s’intéressent aux PE :

L’agence américaine pour la protection de l’environnement (US EPA) dispose d’un programme de recherche sur les perturbateurs endocriniens afin d’améliorer leur identification et l’évaluation de leurs effets : l’EDSP (US EPA, 2010). En novembre 2010, elle a publié une liste de 134 substances jugées prioritaires (dont des solvants, des plastiques, des produits de soins corporels, etc.).

En France, le Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens (PNRPE) a été lancé en 2005 par le ministère de l’écologie et du développement durable afin de répondre aux recommandations du comité de la prévention et de la précaution (Comité de la prévention et de la précaution, 2003).
Il a entre autres pour objectifs de :
  • soutenir la recherche concernant le devenir des PE dans l’organisme et dans l’environnement (eau, sol, air et aliments)
  • favoriser la compréhension de leurs effets sanitaires
  • identifier les dangers, et évaluer des risques liés aux expositions à ces substances
Les résultats des premières recherches ont permis de remettre en cause certains principes comme celui de la relation dose-effet : une équipe a montré qu’un impact sanitaire plus fort se produisait avec une dose plus faible de certains PE. Il a par ailleurs été montré que l’impact d’un mélange n’était pas déductible du cumul des effets de chaque substance constituant le mélange (Eustache, 2009). En décembre 2010, le PNRPE a lancé son troisième appel à propositions de projets.

Dans le cadre de son groupe de travail « VTR » et reprotoxicité, l’Anses a publié en 2007 une liste de 50 substances jugées prioritaires, potentiellement reprotoxiques, dont certaines sont classées dans la catégorie la plus préoccupante de la liste européenne des PE à évaluer (comme le bisphénol A).

En Europe, le CREDO cluster est le groupe de recherche européen sur les PE. Il a été lancé en 2003 pour répondre à la demande de la commission européenne. Il a réunit 4 projets de recherches (EDEN, FIRE, EURORISK, et COMPRENDO) dont les principaux objectifs sont : la mise au point de tests et de dosages pour déceler toute activité perturbant le système endocrinien dans les produits chimiques, la mise au point de méthodologies d’essai et de stratégies d’évaluation, notamment des effets des PE sur les organes non reproducteurs (organes régulés par le système endocrinien).

De plus, en novembre 2010, l'EFSA a publié un rapport scientifique suite à la réunion d’un groupe de travail sur les PE visant à dresser un état des lieux des connaissances sur les PE et fournir des recommandations sur les enjeux scientifiques associés à ces composés, et d’harmoniser les recherches européennes dans le domaine. Ce groupe de travail a conclu à la nécessité d’améliorer la compréhension des expositions à faibles doses ; de créer un groupe de travail européen pour définir les priorités de travail dans le domaine des PE et d’améliorer la communication à propos des substances PE, notamment en étudiant la perception des risques (EFSA, 2010).

Evolutions récentes
Plusieurs études de cohortes mères-enfants ont été lancées ces dernières années en France et en Europe pour évaluer les risques sanitaires environnementaux ; elles sont recensées dans le cadre du projet Enrieco .

Les besoins en termes de surveillance sont importants. L’InVS contribue aux efforts conduits par la Commission européenne pour élaborer un véritable cadre communautaire de la biosurveillance, qui permet de surveiller la présence et les effets sur l’organisme des substances chimiques, notamment des polluants environnementaux.

Enfin, le rôle des modifications épigénétiques est actuellement une voie de recherche privilégiée dans le domaine des PE. Cette approche pourrait ouvrir des perspectives économiques (tests de toxicité) ou médicales (marqueurs diagnostiques, pronostiques) (OPESCT, 2011).

En juillet 2011, l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) a publié un rapport qui préconise une démarche de prévention vis-à-vis des PE (étiquetage de produits, interdiction des PE dans les produits destinés aux femmes enceintes et aux enfants, etc.).

En novembre 2011, l’Académie de médecine publie un rapport sur les perturbateurs endocriniens et leurs mécanismes et risques potentiels en cancérologie. Elle reconnaît l’existence de données cohérentes en faveur d’un effet cancérogène possible ou probable du BPA dans l’espèce humaine, surtout en période pré ou péri-natale. Elle préconise l’amélioration de l’information des publics, et la mise en place de mesures de prévention, notamment en direction des femmes enceintes et des nourrissons, ou de personnes exposées lors de leur activité professionnelle (caissières, par exemple). Elle encourage la recherche visant à comprendre les mécanismes d’action des PE, notamment pour favoriser le développement de produits de substitution. Enfin, elle précise que ces mesures de substitution sont nécessaires, mais qu’elles devront tenir compte de l’existence de produits de substitution ayant prouvé leur innocuité et leur efficacité (Académie de médecine, 2011).
  
Auteur : Unité Cancer et Environnement

Relecture : Patrick Fénichel (Inserm, U895, CHU Nice), Claire Philippat (Inserm U823, Université de Grenoble)

Nos fiches sur ce thème
Pour aller plus loin

Rapports et textes officiels
Etudes et publications scientifiques
Informations des publics
Dossiers et autres ressources

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Des perturbateurs endocriniens dans 40 % des cosmétiques



De nombreux produits d’hygiène et de beauté comporteraient des perturbateurs endocriniens, des molécules qu’on sait néfastes pour notre santé. Les vernis à ongles seraient les plus concernés par ce problème. Faut-il tous les interdire ?

Quasiment les trois quarts des vernis à ongles testés contiendraient des perturbateurs endocriniens.

Près de 40 % des produits d'hygiène et de beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien (PE), d’après une étude rendue publique vendredi à Paris. Selon ce travail, réalisé sur une base de 15.000 produits de beauté-hygiène par l'institut indépendant de notation Noteo, les vernis à ongles arrivent en tête (74 % d'entre eux contiennent au moins un PE) devant les fonds de teint (71 %), les produits de maquillage pour les yeux (51 %), les démaquillants (43 %), les rouges à lèvres (40 %), les soins du visage (38 %) les déodorants (36 %), les dentifrices (30 %) et les shampoings (24 %).
Les perturbateurs endocriniens se définissent comme des substances chimiques interférant avec la régulation hormonale des êtres vivants.

 Ils sont susceptibles de provoquer, même à très faibles doses, une grande variété d'effets, notamment sur le développement physiologique des individus exposés pendant la période intra-utérine. Ils sont notamment suspectés d'avoir un impact sur la fertilité et d'être liés à l'augmentation du nombre de cancers dits hormonodépendants, principalement ceux du sein et de la prostate. On en trouve dans les produits d'hygiène, mais également dans les contenants alimentaires.

Des perturbateurs endocriniens, notamment du triclosan, seraient retrouvés dans des dentifrices, produits sanitaires utilisés quotidiennement. © Webking, StockFreeImages.com
Parmi les PE les plus fréquemment utilisés dans les produits d'hygiène-beauté, on trouve les parabènes (23 %) et le cyclopentasiloxane (15 %), le triclosan n'étant présent que dans 1,3 % des échantillons. « On trouve souvent plusieurs de ces substances dans un même produit », souligne Baptiste Marty, le président et fondateur de Noteo qui appelle le gouvernement à interdire leur usage dans les produits du quotidien.


Les perturbateurs endocriniens encore plus nombreux…
Les produits labellisés bio semblent largement épargnés par le phénomène selon l'étude qui n'a retrouvé un PE que dans 1,3 % d'entre eux, essentiellement le cinnamal que l'on retrouve naturellement dans certaines huiles essentielles (cannelle, jacinthe, patchouli).

Selon le toxicologue et lanceur d'alerte André Cicolella, qui préside le Réseau environnement santé (RES), quelque 870 PE ont d'ores et déjà été identifiés parmi les 143.000 substances présentes sur le marché aujourd'hui, mais leur nombre réel pourrait être « beaucoup plus important ».


La mobilisation autour de l'un d'entre eux, le bisphénol A, une substance présente principalement dans les plastiques, a abouti à l'interdiction de ce perturbateur dans les biberons en Europe en 2011. Cette interdiction a été étendue par la France le 1er janvier dernier à tous les contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans, et s'appliquera à tous les contenants alimentaires à partir de juillet 2015.


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Santé : des perturbateurs endocriniens dans les cosmétiques


Des perturbateurs endocriniens dans de nombreux cosmétiques

Des tests réalisés par l'UFC-Que Choisir révèlent la présence de substances potentiellement nocives dans plusieurs produits de beauté.

Le dentifrice "Colgate Total" fait partie des produits de beauté pointés du doigt par l'UFC-Que Choisir pour leur teneur en perturbateurs endocriniens. (TRIPPLAAR/SIPAUSA/SIPA)
Des substances dangereuses nichées jusque dans les crèmes de jour. L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé lundi 1er avril la présence dans de nombreux produits de beauté de substances chimiques connues comme perturbateurs endocriniens, parfois en concentrations élevées, ainsi que le manque de fiabilité de certaines étiquettes.

L'association a annoncé dans un communiqué avoir trouvé des perturbateurs endocriniens "sous la forme de conservateurs, d'antibactériens, de filtres solaires et d'émollients ajoutés dans les produits de beauté et d'hygiène corporelle".

Dentifrice et déodorant, le cocktail explosif

L'UFC publie les résultats de tests réalisés avec trois autres associations sur 66 produits, attirant notamment l'attention sur le dentifrice Colgate Total pour lequel les "mesures ont révélé une teneur en triclosan susceptible d'effet sur la thyroïde".

L'UFC précise que la réglementation européenne prend bien "en compte les risques" liés aux perturbateurs endocriniens mais s'alarme de l'effet "cocktail" induit par l'addition de plusieurs produits utilisés l'un après l'autre. "L'exposition à ces molécules est (...) accrue lorsque l'on utilise différents produits comportant la même molécule et dont les doses s'additionnent pour atteindre un niveau de risque significatif", souligne l'UFC.

C'est le cas en particulier avec le triclosan pour les teneurs dans les dentifrices et les déodorants pris isolément sont "acceptables" mais qui atteignent un niveau de risque significatif pour une utilisation combinant les deux produits. Ainsi le dentifrice Colgate Total renferme 2,09 g/kg de triclosan, une dose jugée par les experts d'UFC comme "trop élevée en particulier combinée à un déodorant contenant également du triclosan car elle engendre un niveau de risque significatif".

Douche au propylparaben

L'UFC attire également l'attention sur un gel douche de la marque allemande Nivea. "Nous avons relevé dans le gel douche Nivea Water lily & oil, une teneur de 2,68 g/kg de propylparaben" alors que la recommandation du Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) qui est un organe consultatif de l'UE, est de ne pas dépasser 2,48 g/kg.

L'UFC appelle la Commission européenne à "diligenter (...) des recherches indépendantes sur l'impact de ces molécules sur le long terme" et à "renforcer" la réglementation pour prendre en compte "l'effet cocktail" des produits l'un après l'autre.

Les tests ont, en outre, montré que les listes d'ingrédients n'étaient pas toujours fiables avec la présence de substances non indiquées sur les étiquettes (par exemple du phénoxyéthanol dans un savon liquide Dettol et un gel douche Nivea). A l'inverse, l'UFC note que certains cosmétiques affichent la présence de molécules "non détectées par notre laboratoire".

 "Une menace mondiale pour la santé"

"Alors que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait par exemple de leur impact sur la fertilité ou les troubles neurocomportementaux, les résultats de ce test exclusif douchent tout espoir d'innocuité", assure l'association.

Les perturbateurs endocriniens se définissent comme des substances chimiques (certaines naturelles) qui interfèrent ou bien sont suspectées d'interférer avec le système hormonal humain, parfois même s'ils sont présents à très faibles doses.

Ces perturbateurs endocriniens ou hormonaux sont suspectés d'avoir un impact sur la fertilité et d'être liés à l'augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.

En particulier le Bisphénol A (BPA), substance présente dans de nombreux contenants alimentaires est suspectée d'être un perturbateur endocrinien et a été banni des biberons et de produits destinés aux enfants dans l'UE.

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Les perturbateurs endocriniens au cœur d’un scandale européen



Le dossier est si explosif qu’il est désormais entre les mains du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Sa conseillère scientifique, Anne Glover, devrait ainsi réunir dans les prochains jours l’ensemble des scientifiques impliqués dans une violente controverse aux enjeux économiques de taille : quelle position les Etats membres doivent-ils adopter vis-à-vis des perturbateurs endocriniens ?

Bruxelles doit statuer d’ici à la fin de l’année sur les mesures destinées à protéger les Européens des effets de ces substances – plastifiants, cosmétiques, pesticides, etc. – qui interfèrent avec le système hormonal, à l’instar du bisphénol A qui sera définitivement interdit, en France, dans les conditionnements alimentaires, en 2015 .

La polémique a atteint ces derniers jours une intensité inédite. Certains membres de la communauté scientifique accusent – à mots couverts – plusieurs de leurs pairs de manœuvrer en faveur des intérêts industriels, au mépris de la santé publique.

La science est devenue l’enjeu d’une guerre
La bataille a débuté cet été avec la publication, dans plusieurs revues savantes, d’une tribune dans laquelle dix-huit toxicologues (professeurs ou membres d’organismes publics de recherche) critiquent les mesures en discussion à Bruxelles. Très contraignantes pour de nombreux industriels, celles-ci seraient, selon les auteurs, des “précautions scientifiquement infondées”. Les signataires, menés par le toxicologue Daniel Dietrich (université de Konstanz, Allemagne), contestent notamment que ces molécules puissent avoir des conséquences délétères à des doses très faibles.


Ces effets sont pourtant au centre de nombreuses investigations scientifiques depuis une quinzaine d’années et sont reconnus par un rapport publié conjointement en 2012 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). En particulier, chez l’animal, l’exposition in utero à certaines de ces molécules, à doses très faibles, accroît les risques de survenue de certaines pathologies plus tard dans la vie – cancers hormono-dépendants, obésité, troubles neurocomportementaux, etc.

Le texte des dix-huit chercheurs a immédiatement provoqué une levée de boucliers. Et une suspicion considérable. “Le problème des “intentions dissimulées” s’est accentué en même temps que s’est accrue la capacité de la science à peser sur la régulation des polluants et que la recherche académique dépend de plus en plus du soutien financier de l’industrie, écrivent, dans la revue Environmental Health, Philippe Grandjean (Harvard Public School of Medicine, University of Southern Denmark) et David Ozonoff (Boston University), professeurs de santé environnementale et responsables de la publication. La science est devenue l’enjeu d’une guerre dont la plupart des batailles se jouent derrière la scène.

Pas moins de 18 contrats de consultant entre 2007 et 2012
Dans la même édition d’Environmental Health, une quarantaine de toxicologues et d’endocrinologues publient une autre réponse cinglante, pointant que le texte de Daniel Dietrich et de ses coauteurs relève d’”une volonté d’influer sur des décisions imminentes de la Commission européenne”. Une centaine d’autres scientifiques estiment, eux, dans un éditorial du dernier numéro de la revue Endocrinology, que le texte de M. Dietrich et de ses coauteurs “représente la science de manière trompeuse”.

Surtout, les répliques adressées aux dix-huit chercheurs s’indignent de ce que ces derniers n’ont pas divulgué – comme d’usage dans les revues scientifiques – leurs liens d’intérêt avec les industriels potentiellement concernés par une nouvelle réglementation. “C’est ce qu’ont fait les vingt-cinq scientifiques, dont je faisais partie, qui ont rédigé en 2012 le rapport de l’OMS et du PNUE, précise Ake Bergman (université de Stockholm). C’est aussi ce qu’ont fait tous les signataires – dont je fais partie – de la réponse envoyée à M. Dietrich et à ses coauteurs.

Les liens de ces derniers avec l’industrie ont finalement été rendus publics. Fin septembre, une enquête de l’agence Environmental Health News (EHN) a révélé que dix-sept des dix-huit auteurs entretenaient des relations financières avec “des industriels de la chimie, de la pharmacie, des cosmétiques, du tabac, des pesticides ou des biotechnologies”.

Lettre ouverte à la conseillère scientifique de M. Barroso
Certains ont vu leur laboratoire financé par des entreprises, d’autres ont bénéficié de rémunérations personnelles au titre de consultant ou de conseiller scientifique. Le toxicologue Wolfgang Dekant (université de Würzburg, Allemagne), par exemple, a enchaîné, selon les informations recueillies par EHN, pas moins de dix-huit contrats de consultant entre 2007 et 2012 avec des sociétés dont il n’a pas divulgué l’identité. Et la liste ne s’arrête pas là. M. Dietrich et ses coauteurs sont aussi à l’initiative d’une lettre ouverte à Anne Glover, signée par une cinquantaine d’autres scientifiques.

Selon un premier criblage effectué par EHN, au moins une quarantaine d’entre eux ont aussi des liens avec des industriels.
Les estimations les plus récentes suggèrent que près d’un millier de molécules pourraient être des perturbateurs endocriniens, explique M. Grandjean. De nombreux secteurs peuvent donc être impliqués.” Le chercheur, une des figures de la recherche en santé environnementale, dit ne pas être surpris des collaborations de M. Dietrich et ses coauteurs avec les milieux industriels, mais s’étonne “qu’ils ne collaborent apparemment pas avec des ONG ou des associations de patients“.

Les zones d’ombre s’étendent aussi au sein de la Commission
M. Dietrich n’a pas souhaité répondre au Monde. L’un des coauteurs, Wolfgang Dekant, assure qu’il n’y a eu “aucune implication de l’industrie, formelle ou informelle“, dans l’initiative ou la rédaction du texte.

Les zones d’ombre s’étendent aussi au sein de la Commission. La députée européenne Michèle Rivasi (EE-LV), ainsi que d’autres parlementaires, vont adresser dans les jours qui viennent une question écrite à José Manuel Barroso pour demander la publication de la déclaration d’intérêts d’Anne Glover, sa conseillère scientifique. Des éléments pour le moment non communiqués sur le site de la Commission.

A Bruxelles, on indique que seuls les commissaires sont tenus de rédiger et de rendre publique une déclaration d’intérêts. Il a été précisé au Monde que José Manuel Barroso avait choisi Anne Glover à l’issue d’un “processus de recrutement rigoureux”.

L’Union européenne (UE) doit se doter d’ici à la fin 2013 de critères pour classer une substance comme perturbateur endocrinien, donc susceptible d’interférer avec le bon fonctionnement de notre système hormonal. C’est ce que prévoient les règlements biocides et pesticides de 2009.

Mais, selon le Réseau environnement santé, “la Commission européenne s’apprête à décevoir les attentes en reportant et en conditionnant toute décision [sur les PE] à une étude d’impact aux contours encore flous, sinon qu’il s’agit de ne pas nuire aux intérêts industriels”.
Compte tenu du débat important au sein de la communauté scientifique, nous menons les deux étapes simultanément, réplique le porte-parole du commissaire pour l’environnement, Janez Potocnik. Nous travaillons sur les critères d’identification des perturbateurs endocriniens tout en conduisant parallèlement une étude d’impact avec les consultations publiques requises. Les propositions de la Commission seront présentées plus tard que prévu.

L’étude d’impact sera donc faite sans que les critères définissant un PE aient été préalablement établis.


Source : Le Monde

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Les effets néfastes du bisphénol A et des phtalates sur la santé humaine





PARABENS, BISPHÉNOL, PHTALATES... LE VRAI DANGER DES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS...

Les perturbateurs endocriniens (des substances chimiques naturelles ou issues d’un procédé industriel) sont omniprésents dans notre environnement. Autrement dit, nous y sommes exposés en permanence, à des taux plus ou moins élevés et nous n’en connaissons pas exactement les effets sur la santé
  • Les perturbateurs endocriniens, c’est quoi exactement?
  • Qui sont les perturbateurs endocriniens?
  • Où se cachent les perturbateurs endocriniens?


Les perturbateurs endocriniens, c’est quoi exactement?

Tout d’abord, il faut savoir que le terme « endocrine » est synonyme d’hormone. Par exemple, un tissu ou une glande qui produit des hormones est dit "tissu endocrine" ou "glande endocrine".

Or on s’est aperçu que l’exposition à certaines substances pouvait perturber la fonction reproductrice des animaux… et ensuite des humains : anomalies des organes reproducteurs, baisse de qualité du sperme, etc. Et effectivement, ces substances se comportent comme des hormones et peuvent interagir avec notre système hormonal, d’où l’appellation de "perturbateurs endocriniens".

Encore faut-il identifier toutes les substances appartenant à cette grande famille des perturbateurs endocriniens, et prouver scientifiquement leurs effets délétères chez l’homme. C’est là que les choses se compliquent, car les effets nocifs des perturbateurs endocriniens sont difficiles à prouver. Enfin, si l’on interdit une substance suspecte, se pose la question de son remplacement, sous entendant qu’il faudrait disposer d’une substance alternative dont l’innocuité a été prouvée.

Qui sont les perturbateurs endocriniens?

Les recherches actuelles se focalisent sur 5 familles de perturbateurs endocriniens:
1.      Parabens.
2.      Bisphénol A.
3.      Phtalates.
4.      Composés perfluorés.
5.      Composés polybromés.

Tour à tour, nous y sommes exposés via notre alimentation, notre respiration (inhalation) et notre peau (absorption cutanée).

Comme indiqué ci-dessus, les perturbateurs endocriniens ont été associés à des malformations génitales et une altération de la qualité du sperme, mais ils sont également accusés d’être impliqués dans la hausse des cancers du testicule, la forte progression des cancers hormono-dépendants, comme les cancers de la prostate et du sein, la puberté précoce des filles, etc.

Par mesure de précaution, les autorités ont défini pour certains perturbateurs endocriniens une dose maximale d’exposition. Or nos expositions sont tellement diverses et variables, qu’il est bien difficile de savoir exactement à quelle dose nous sommes réellement exposées quotidiennement, sans parler des effets combinés (exposition simultanée à plusieurs substances).


C’est ainsi que l’on s’oriente, par mesure de précaution, vers des limites plus basses pour protéger les personnes fragiles: les femmes enceintes ou qui allaitent et les nouveau-nés.
Dossier Attention, alimentation danger: découvrez les poisons de notre alimentation...

Où se cachent les perturbateurs endocriniens?

Le bisphénol A

Composé chimique incorporé dans les plastiques (polycarbonate ou PC) pour les rendre incassables et résistants à la chaleur, le bisphénol A entre également dans la composition des résines. Autrement dit, on en trouve partout, typiquement dans les produits en plastique dur et transparent, et jusqu’à l’intérieur des cannettes: bouteilles plastiques, gobelets, assiettes et couverts en plastique, revêtement intérieur des boîtes de conserve, des cannettes, lunettes de soleil, téléphones portables, jouets, etc.

Une seule exception: les biberons! En effet, la Commission européenne a voté l’interdiction du bisphénol A dans les biberons au printemps 2011.

Il est difficile d’échapper au bisphénol A, mais l’on peut au moins limiter l’usage des plastiques alimentaires: bouteilles en verre, récipients en verre, plats en inox, etc. Et surtout, évitez de faire chauffer au micro-ondes un plat ou barquette en plastique car le bisphénol A migre dans les aliments sous l’effet de la chaleur.
Enfin, lors de vos achats, évitez les produits affichant les signes BPA ou PC (polycarbonate).

Les parabens

En tant que conservateur, les parabens sont très largement utilisés dans les cosmétiques, les aliments, les boissons et les médicaments. Butylparaben ou propylparabens, également dénommé parahydroxybenzoate de propyl, les parabens se cachent aussi dans la liste des ingrédients sous les dénominations: E214, E215, E218, E219…

Idéalement lisez les étiquettes pour éviter les produits qui en contiennent. Plus facile, privilégiez les produits, de plus en plus nombreux, qui affichent clairement sur leur emballage: "sans parabens". Et sinon, côté alimentation, privilégiez le bio pour limiter les conservateurs en général.

Les phtalates

Les phtalates sont incorporés dans le PVC pour donner aux plastiques de la souplesse: c’est ainsi qu’on en retrouve dans les bottes, les emballages alimentaires, les rideaux de douches, certains dispositifs médicaux, les revêtements de sol en vinyle, etc.
Les phtalates sont également employés pour dénaturer l’alcool dans les produits cosmétiques et surtout les parfums.

Certains phtalates sont déjà interdits dans les jouets et les articles de puériculture.
Sinon, il est difficile de repérer leur présence: une forte odeur de plastique dégagée par les produits neufs, les emballages alimentaires portant le code de recyclage n°3, le nom diéthylphtalates ou DET dans la liste des ingrédients des cosmétiques, les termes "alco(h)ol dénat" et "ethanol" indiquent également leur présence.

Il est recommandé de ne pas faire chauffer les plastiques alimentaires au micro-ondes ni de les laver au lave-vaisselle. Enfin, il est nécessaire d’aérer longuement et souvent en cas d’acquisition de produit ou matériel plastique neuf, pour évacuer les fortes émanations de phtalates dans l’air ambiant!

Les composés perfluorés

Antiadhésifs, hydrofuges et antitaches, les composés perfluorés sont présents dans les ustensiles de cuisson antiadhésifs, dans les produits imperméabilisés et traités antitaches (moquettes, vêtements, cartons alimentaires…).

En pratique, lorsque vous faites la cuisine, évitez de rayer les revêtements antiadhésifs et remplacez-les dès les premiers signes d’usure. Pour les vêtements et les tissus d’ameublement, privilégiez les produits affichant "sans composés perfluorés" ou "sans PFOA". 

Les composés perfluorés se concentrent également dans les poissons gras (saumon, maquereau…) en raison du rejet industriel. C’est pourquoi on recommande notamment aux femmes enceintes de limiter leur consommation en poisson gras à une fois par semaine.

Les composés polybromés

Retardateurs de flamme, les composés polybromés (CPB, dont le plus répandu est le PBDE) sont incorporés dans les produits inflammables: vêtements, capitonnage, tissus d’ameublement, sièges, télé, ordinateurs, câbles…

Libérés progressivement dans l’air ambiant, ils se concentrent dans l’habitacle de notre voiture, notre bureau et notre logement: il est donc impératif d’aérer tous les jours, et encore plus après acquisition de matériels et produits neufs.

En raison du rejet industriel, là encore, les composés polybromés s’accumulent dans les produits alimentaires riches en graisses: poisson, lait, viande. Pour s’en protéger, diversifiez votre alimentation, privilégiez les produits végétaux et les produits maigres (poisson, viandes, laitages).



Bien d’autres études sont nécessaires pour évaluer les expositions à ces substances et leurs risques sanitaires réels. En attendant, nous pouvons essayer de nous soustraire à une partie de ces molécules par quelques gestes quotidiens, dans le choix de nos aliments, de nos cosmétiques, de nos ustensiles de cuisine, en aérant quotidiennement notre logement et notre lieu de travail…

Source : Wikifreenews

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La France traite l’eau potable "fluorisée" avec un résidu toxique





Au prétexte de prévenir les caries, les producteurs d’eau "fluorisent" l’eau du robinet depuis des décennies dans le monde entier, une pratique qui ne suscite aucun débat en France, alors qu’elle est interdite en Allemagne et en Suède, et très majoritairement rejetée dans les pays de l’Union Européenne. Si les USA, le Canada ou l’Australie l’appliquent également, la "fluorisation" y soulève des questions éthiques et y inspire des luttes, totalement méconnues en France, où la question, totalement occultée pourrait déclencher de nouvelles polémiques, à raison même de cette occultation…

Tout dentiste sait fort bien que le fluor peut causer des dommages aux dents, sous forme de fluorose dentaire, qui n’est que la partie visible des dommages du fluor sur tout le système osseux. S’il peut présenter certains bénéfices, en application locale, il est fortement déconseillé aux parents de donner des suppléments de fluor par ingestion, et donc par voie digestive à leurs enfants.

On sait moins, car ce n’est que très rarement indiqué sur les tubes de dentifrice, il faut contacter un centre anti-poison en cas d’ingestion de dentifrice…

La plupart des dentifrices contiennent en effet, en plus du fluorure de sodium, du Triclosan, un perturbateur endocrinien bio-accumulatif.

Les dangers du fluor
Le fluor qui est lui aussi bio-accumulatif et s’associe aux ions d’aluminium et de plomb est, d’une part, l’élément essentiel pour la production de l’aluminium, et d’autre part le principal résidu issu de cette industrie. Le fluor et l’aluminium adorent en effet se combiner en fluorure d’aluminium, qui traverse la barrière sang-cerveau et cause des dommages semblables à ceux de la maladie d’Alzheimer, en altérant l’intégrité neuronale et cérébro-vasculaire, causant des déficiences immunes provoquant une forme de "démence micro-vasculaire immune".

Une étude (en anglais) publiée en 1998 par Brain Research a ainsi établi que O,5ppm (parts par million) de fluorure d’aluminium ajoutés à l’eau de boisson d’un groupe de rats peut causer plus de mortalité et d’infections que dans d’autres groupes qui ont reçu 5ppm ou même 50ppm de fluorure de sodium.

L’eau potable fluorisée avec un résidu toxique ?
Quel rapport avec la production de l’eau potable en France?

À priori, l’ajout de "médicaments" dans l’eau est illégal, mais l’Association française de normalisation (AFNOR) a homologué, comme l’établit "l’Avis relatif à l’homologation et à l’annulation de normes publié au Journal Officiel du 24 octobre 2006", au chapitre "Eau: milieux et usages", parmi les produits chimiques autorisés "pour le traitement de l’eau destinée à la consommation humaine (NF EN 12175) l’acide hexafluorosilicique (indice de classement: T94-213)."

En France, pour produire de l’eau potable, on injecte donc dans les usines de potabilisation, non pas du fluorure de sodium de qualité pharmaceutique, mais de l’acide hexafluorosilicique qui, comme l’établit sans conteste la fiche de sécurité des Laboratoires Solvay, est un résidu toxique concentré, issu des déchets polluants des industries de l’aluminium et des engrais phosphatés…

Cet acide est extrait à partir des filtres épurateurs anti-pollution installés dans les usines, et il est contaminé par des métaux lourds, de l’arsenic, du plomb, du mercure, du cadmium, du phosphore, des sulfates et des isotopes radioactifs…

Force est donc de constater qu’un cocktail de poisons peut être ajouté à l’eau du robinet en toute impunité depuis décembre 2001, lors même que le nouveau décret du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine insistait à l’envi qu’en matière d’information sur l’eau primait désormais le souci de la transparence…

Normes et santé publique
La décision de l’AFNOR témoigne à contrario que la France a préféré ne pas s’embarrasser d’un débat public (perdu d’avance), sur les prétendus bienfaits du fluor (et de la médication forcée), sur la santé dentaire, face aux dangers bien réels de l’utilisation de l’acide hexafluorosilicique dans la production de l’eau potable…

On nous objectera qu’il n’existe aucune étude prouvant la nocivité de l’acide fluorosilicique ajouté à "l’eau du robinet"…

Les faits sont têtus. de très nombreuses études scientifiques existent, prouvant la neurotoxicité aigüe de ce cocktail de poisons bio-accumulatifs (arsenic, plomb, mercure, chrome, cadmium, fluorure d’hydrogène et baryum…). Ces études démontrent par ailleurs que l’assertion consistant à prétendre que des doses infimes sont inoffensives est fausse en raison du caractère bio-accumulatif de ces déchets industriels toxiques.

In fine l’affaire repose aussi la question de la validité des normes définies par les organismes privés que sont l’AFNOR et l’ISO, normes élaborées par des industriels et qui sont ensuite, on le voit, intégrées aux réglementations et législations publiques, comme ici, par le biais d’un simple "Avis" publié au Journal Officiel…

Le débat au Canada
Le site Internet du Bureau du Vérificateur Général du Canada une institution hélas sans équivalent en France, permet de prendre connaissance d’une pétition déposée en novembre 2007 qui demandait à tous les ministères concernés de rendre publiques les précautions qu’ils entendent prendre contre les dangers des effets de l’ajout de fluorure dans l’eau du robinet, et des réponses qu’y ont apporté les différentes institutions canadiennes concernées : 

La pétitionnaire désire obtenir des réponses de divers ministères au sujet de l’ajout de fluorure (acide fluorosilicique) dans notre eau potable, un procédé qui, selon elle, introduit dans l’eau des substances toxiques, notamment de l’arsenic et du plomb. Elle demande aux ministères de fournir des études toxicologiques démontrant l’innocuité des composés chimiques actuellement utilisés dans la fluoration de l’eau potable. La pétitionnaire demande aussi que les ministères avisent les personnes qui travaillent dans l’industrie des pêches des effets de la fluoration de l’eau sur notre écosystème. Enfin,elle demande aux ministères quelles sont les mesures qu’ils entendent adopter pour protéger les enfants et les autres groupes à risque (par ex. les diabétiques) contre le fluorure présent dans l’eau et les aliments.

Le gouvernement répondait… en noyant le poisson, mais ces réponses n’en sont pas moins révélatrices (extraits) :

Le fluorure est naturellement présent dans les sources d’eau du Canada. Il peut également être ajouté à l’eau potable à titre de mesure de santé publique afin de protéger la santé dentaire et de prévenir ou réduire les caries.
La fluoration des réserves d’eau potable est une mesure acceptée, fortement soutenue par des preuves scientifiques.
Le fluorure est utilisé à l’échelle internationale pour protéger la santé dentaire; il est ajouté aux réserves d’eau potable partout dans le monde depuis plus de 50 ans à titre de mesure de santé publique et dentaire.
Le rôle du fluorure dans la prévention des caries continue d’être appuyé par plus de 90 associations de professionnels de la santé nationales et internationales, dont Santé Canada, l’Association dentaire canadienne, l’Association médicale canadienne, l’Organisation mondiale de la santé et la Food and Drug Administration (FDA) des USA.

Question 3 :
Santé Canada ou tout autre ministère fédéral croit-il que le fait d’ajouter de l’acide fluorosilicique contaminé par des éléments tels l’arsenic, le plomb, le mercure, le cadmium, le baryum et le chrome dans l’eau potable et, par conséquent, dans l’environnement répond à un intérêt légitime du gouvernement? Dans l’affirmative, quel est cet intérêt?

Réponse de Santé Canada :
Santé Canada recommande fortement que tous les produits ajoutés à l’eau potable au cours de son traitement et de sa distribution respectent les normes de la NSF applicables, y compris tous les autres additifs utilisés dans la fluoration, ce qui signifie que la concentration de toutes les impuretés contenues dans l’additif est inférieure au niveau qui constituerait un risque pour la santé humaine.

L’eau traitée adéquatement à l’aide de ces additifs homologués ne présente aucun risque pour la santé, que ce soit du fluorure ou de toute impureté.

Les normes de la NSF sont des normes volontaires qui peuvent être incorporées à des lois ou à des règlements pour les rendre exécutoires. Les produits qui satisfont à des normes précises sont homologués. Un additif qui ne satisfait pas les exigences de la norme 60 ne peut pas être homologué.

Question 9 :
En l’absence d’études sur l’innocuité, y a-t-il des ministères fédéraux qui soient prêts à affirmer que l’acide fluorosilicique ne présente aucun danger? En l’absence d’études sur l’innocuité des produits utilisés dans la fluoration de l’eau, comment justifiez-vous vos actions visant à promouvoir l’utilisation de déchets dangereux qui n’ont jamais fait l’objet d’analyses d’innocuité ?

Réponse de Santé Canada :
Tel que nous l’avons indiqué dans notre réponse à la question 2, la fluoration de l’eau potable ne constitue pas une surce d’exposition à l’acide fluorosilicique. Ajouté à l’eau, les fluorosilicates s’hydrolisent entièrement pour libérer des ions fluorure, ce qui signifie que l’eau potable ne constitue pas une source d’exposition à ces composés."

Question 14 :
Un ministère ou organisme fédéral ou provincial peut-il obliger une personne à prendre une substance médicinale dont l’utilisation prévue n’a pas encore été approuvée et, plus particulièrement, dont le mode d’administration n’a pas été approuvé? Est-ce que l’approbation d’une substance ou d’une voie d’administration se traduit automatiquement par l’approbation d’une substance médicinale ou d’un mode de distribution différent ?

Réponse de Santé Canada :
La fluoration de l’eau potable municipale vise à fournir une source de fluorure facilement accessible. L’acide fluorosilicique ou toute autre forme de fluorure utilisée dans la fluoration de l’eau potable est une source de fluorure minéral nutritif. Lorsqu’il est ajouté aux niveaux recommandés, le fluorure fournit l’apport quotidien que divers organismes sanitaires jugent adéquat pour une nutrition optimale.

Santé Canada ne réglemente pas les additifs de fluoration ajoutés aux réserves d’eau potable, car il incombe aux gouvernements provinciaux et territoriaux de s’assurer de l’innocuité et de la qualité des réserves d’eau potable publiques des municipalités.

En vertu de la Loi sur les aliments et les drogues, l’approbation d’un médicament et de sa voie d’administration ne se traduit pas automatiquement par l’approbation d’une substance semblable ou d’un mode d’administration différent. Toutefois, puisque le fluorure utilisé dans la fluoration de l’eau potable n’est pas considéré comme un médicament, les exigences d’approbation ne s’appliquent pas.

Source :  claireseveracrebellion

Trouver : wikifreenews

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Encore trop de perturbateurs endocriniens dans nos produits du quotidien


Selon notre étude réalisée sur 15.000 produits d'hygiène et beauté, 40% d'entre eux contiennent des perturbateurs endocriniens. Pour les consommateurs, cela signifie une exposition quotidienne puisque toutes les catégories sont concernées. A titre d'exemple, 71% des fonds de teint, 40% des rouges à lèvres, 38% des crèmes pour le visage, 36% des déodorants, 30% des dentifrices et 24% des shampoings contiennent au moins une substance perturbatrice du système endocrinien.

Il faut savoir que les Perturbateurs Endocriniens (PE) sont des substances chimiques interférant avec la régulation hormonale. Ces PE sont donc néfastes pour la santé des hommes et plus largement pour les animaux et notre environnement. Parmi les substances les plus utilisées dans les produits hygiène et beauté, on retrouve évidemment les Parabènes ainsi que le Cyclopentasiloxane, le Triclosan et des absorbeurs de rayons UV.

Agir est d'autant plus important que les preuves scientifiques s'accumulent sur le lien entre l'exposition aux Perturbateurs Endocriniens et l'accroissement des maladies chroniques. Ils sont notamment suspectés d'avoir un impact sur la fertilité et d'être liés à l'augmentation des cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.

Parce qu'il s'agit ici de la protection de notre santé, de celle de nos enfants et de notre environnement, nous sommes tous concernés. A nous tous de nous mobiliser, notamment pour la recherche afin d'étudier les meilleures alternatives possibles.

En attendant les prochaines évolutions et parce qu'il est compliqué pour nous tous de savoir ce qui se cache dans le produit, Noteo propose un service qui décrypte les étiquettes. Grâce à son dispositif de notation unique sur les critères santé, environnement, social et budget, des milliers de produits du quotidien sont analysés (hygiène-beauté, alimentation, produits d'entretien). Le résultat : une note simple pour permettre aux consommateurs de sélectionner les meilleurs produits.

Source : huffingtonpost.

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HALTE A LA PERTURBATION DANS LES ASSIETTES!


Perturbation dans les assiettes : Générations Futures et PAN jouent de nouveau les marchands de peur

21 juin 2012
Perturbation dans les assiettes
Pesticide Action Network Europe (PAN) et ses associations membres, dont Générations Futures (GF), lancent une nouvelle campagne pour tenter de terroriser les chaumières : « Halte à la perturbation dans les assiettes » (« Disturbing Food » in English). Selon GF-PAN, il faudrait cesser de manger salades, tomates, concombres et pommes… Campagne sans fondement scientifique et peu reprise. Analyse.



Une situation catastrophique selon GF-PAN

La forme du document est parfaite : des références, des illustrations, très lisible…
Ce document est un modèle de « com »

Qu’en est-il sur le fond ?
Résumé de la présentation de l’étude par le Réseau Environnement Santé (RES), organisation sœur de GF : « Les laitues, les tomates, les concombres et les pommes sont les aliments avec en moyenne les taux de pesticides perturbateurs endocriniens les plus élevés. Les consommateurs européens pourraient être exposés à 30 résidus de pesticides différents avec des risques d’effets secondaires. Voici ce que révèle une enquête menée par l’ONG PAN‐Europe sur la base des données du rapport annuel de l’Agence de Sécurité Alimentaire Européenne (EFSA). C’est pourquoi PAN Europe en collaboration avec PAN Germany et Global 2000 a mis en place un guide pour les consommateurs intitulé « Halte à la perturbation dans les assiettes »»

Critiquable sur le fond

Définition incorrecte de la perturbation endocrinienne. GF-PAN donne une définition fausse des perturbateurs endocriniens (PE). Pour eux, les PE sont des composés chimiques capables de «perturber» le système endocrinien ». Devraient alors être considérés comme PE de très nombreuses substances synthétiques ou naturelles (par exemple le café !).
Ils « oublient » que, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un PE est une substance exogène ou un mélange qui altère les fonctions du système endocrinien et cause en conséquence des effets durables néfastes à la santé sur un organisme intact, ou sur sa progéniture.


Définition incorrecte des LMRs (Limites Maximum de Résidus).
Contrairement, à ce qu’écrit GF-PAN, les LMRs ne sont pas des limites de sécurité sanitaire. Liées aux Bonnes Pratiques Agronomiques, les LMRs sont établies bien en-dessous de toute limite de sécurité des aliments.
De plus, les dépassements de LMR sont exceptionnels (inférieurs à 3%). Enfin, les niveaux de résidus retrouvés sont eux-mêmes en général très inférieurs à ces LMRs.

Les « 30 résidus de pesticides différents », auxquels la population serait exposée selon GF-PAN, sont détectables uniquement parce que les laboratoires sont aujourd’hui capables de détecter des traces infimes, qui n’ont aucune signification concernant « des risques d’effets secondaires »

Des oublis volontaires.
Autre point relevé par Alerte-Environnement dans « La peur pour faire la promo du bio » : « PAN-Europe oublie (sciemment) des éléments essentiels dans son « étude ». Pas un mot sur les perturbations créées par les résidus de médicaments, notamment de la pilule contraceptive. Pas un mot sur les effets du cannabis. Seuls évidemment, les pesticides de synthèse sont accusés d’être PE. Pas un mot non plus sur certains pesticides bio comme l’huile de neem. »

Dans tous les arguments avancés par GF-PAN, on retrouve des oublis, des approximations, des amalgames de vrai et de faux, etc.
De nombreux points mériteraient une analyse plus approfondie.



Ignorance de GF-PAN des pratiques agricoles

L’étude de GF-PAN « ignore » également les progrès d’une part  des produits phytos eux-mêmes d’autre part des pratiques agricoles depuis de nombreuses années.

Voir par exemple « Histoire de la protection phytosanitaire » sur ForumPhyto

Les doses, les niveaux de sécurité des produits, les techniques d’application, la formation des producteurs, etc. évoluent continument depuis 50 ans et plus.

Les performances des laboratoires se sont considérablement améliorées. On détecte aujourd’hui des traces qui n’ont aucune signification toxicologique, traces qu’on ne retrouvait pas il y a 20 ans ! Mais, dans les FAITS, il y a de moins en moins de résidus (et non pas de plus en plus) dans les aliments.

Aujourd’hui, et particulièrement en serres, les producteurs utilisent des pollinisateurs et des auxiliaires biologiques pour protéger leurs cultures. Ils emploient des produits phytos qui les ménagent.
Aujourd’hui, du fait du progrès des connaissances agronomiques, les producteurs connaissent beaucoup plus intimement les cycles de leurs cultures, des parasites, des auxiliaires
Aujourd’hui, les producteurs utilisent des Outils d’aide à la décision pour éviter l’emploi inutile de phytos.
Aujourd’hui, comme hier, les producteurs utilisent les outils techniques dont ils disposent pour respecter leur propre santé, leur environnement, et la santé du consommateur.

Plus les producteurs sont formés et informés, meilleur sera leur travail. Et, pour mieux protéger le consommateur et l’environnement, il y a besoin d’encore plus de formation, d’outils diversifiés et performants, de recherche, d’innovation, etc. Et non pas de retour vers une agriculture supposée « naturelle » qui n’a jamais existé.

 Irresponsabilité de GF-PAN quant à la santé publique


Heureusement, pour l’instant, l’audience de cette campagne calomnieuse et scandaleuse est relativement faible en dehors des cercles militants anti-pesticides…
Mais il faut être vigilants.

Le plus grave de l’étude de GF-PAN est bien dans le conseil d’éviter certains fruits et légumes, et ce faisant d’introduire une défiance injustifiée sur tous les fruits et légumes.

Or la consommation de Fruits et Légumes est un facteur essentiel et reconnu de santé publique.

Le message de GF-PAN doit donc être dénoncé pour ce qu’il est : irresponsable et même criminel envers la santé publique dans l’Union Européenne.
Il serait utile que les pouvoirs publics nationaux et européens réagissent officiellement contre de tels agissements

.à voir la total en pdf bien complet

http://www.disruptingfood.info/files/PANE_-_2012_-_Consumer_guide_EDC_-_FR.pdf

1 commentaire:

  1. Anonyme23.9.14

    si il y a un risque environnemental diffus pour toute la population, c’est surtout les caractéristiques de l’exposition professionnelle (dose, fréquence et durée) qui induisent des risques largement majorés pour certains métiers en contact avec des médicaments, solvants, pesticides, métaux dans les industries chimiques, pharmaceutiques, cosmétiques, plasturgiques, … et dans le secteur agricole.
    source : La prévention des risques professionnels des perturbateurs endocriniens : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=507

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